Centre Culturel de la Sarthe > Site Patrimonial > Prieuré St Hippolyte de Vivoin
Parcours de Visite
Le cellier
Datant du XIIIème siècle, cette salle voûtée sur croisée d'ogives est divisée par quatre colonnes centrales en deux nefs de quatre travées chacune. Elle servait d'entrepôt de nourriture qui était déposée en partie, dans les quatre niches du mur.
Cette vaste pièce communiquait avec l'église et on peut encore apercevoir les demi-travées disparues. L'existence de trois portes Renaissance qui se trouvent à plus d'un mètre de hauteur suggère qu'au XVIème siècle, les moines rehaussent le sol pour lutter contre les inondations de la Sarthe. En 1965, le cellier retrouva son niveau originel lors des premières campagnes de restauration impulsées par les villageois.
Sont présentées dans cette salle, deux expositions : l'une consacrée à l'histoire du prieuré : de sa fondation à sa restauration, l'autre aux richesses patrimoniales sarthoises : les terres cuites XVIIème du Haut-Maine, la guerre de Cent ans, l'architecture publique depuis 150 ans, le patrimoine industriel, le vitrail XIXème, Mode et patrmoine.
Elles sont en accès libre durant les expositions temporaires qui ont lieu en mars-avril et en juillet-septembre.
l'ancien vivier des moines - la zone humide
Un nouvel espace naturel à découvrir : l'ancien vivier des moines - la zone humide
L'eau est un élément très présent, les moines l'ont utilisée pour faire fonctionner les lavabos du cloître et cet ancien vivier. Il est alimenté par un petit ruisseau qui se jette dans la Sarthe toute proche.
Le service environnement du Conseil général de la Sarthe a réalisé au printemps, un inventaire de la faune et de la flore présentes dans cette zone humide.
Un sentier d'interprétation doté de 4 sites d'observation vous permettent de découvrir ses animaux et espèces naturelles.
Le jardin textile
Créé en 2009, le jardin textile du prieuré de Vivoin est le fruit d'une collaboration entre le Bureau de l'Aménagement et des plantations, le Service Patrimoine et politiques territoriales du Conseil général de la Sarthe et le Centre culturel de la Sarthe.
Les plantes tinctoriales et à fibre ont été choisies en fonction de la bibliographie existante sur les différentes plantes présentes dans les jardins botaniques de France. Il s'agit d'une sélection raisonnée dont le choix s'est porté vers des variétés dont la présence, la culture et l'utilisation sont attestées dans l'histoire de l'activité textile en Europe, ou vers des plantes dont l'intérêt historique est significatif.
Aménagé en neuf carrés de couleur différente, le jardin regroupe plus d'une quarantaine de variétés de plantes comme le pastel, la garance, la rhubarbe des moines, le lin... Des fiches de présentation de chaque plante permettent de connaître l'origine des plantes, leur fonction et usage.
A l'occasion des rendez-vous des jardins, il sera accessible les samedi et dimanche de 14h à 18h. Seront ouvertes également les salles d'exposition dans lesquelles sont présentées l'histoire du prieuré, les richesses patrimoniales en Sarthe et également une exposition des travaux des enfants des écoles du nord-sarthe autour de la thématique Art et Nature - Inspection académique de la Sarthe.
Le jardin se visite librement toute l'année, les premières plantations et pousses sont visibles dès juin, il fleurit de mi-juin à la fin septembre.
Le dortoir
Il est éclairé par de petites fenêtres typiques qu'on retrouve dans d'autres dortoirs. Pourtant sa situation n'est pas habituelle. En effet, le dortoir était très souvent placé à l'est du cloître près du bras nord du transept, pour accéder aisément à l'église et assister aux offices de nuit. Un passage a peut-être existé dans la partie tronquée au sud ; en effet, la porte médiévale du mur nord de l'église, aujourd'hui condamnée, a pu être utilisée à cet usage.
La bibliothèque
Cette salle doit son appellation à des suppositions qui n'attestent pas avec certitude sa fonction de bibliothèque. En effet, la vie intellectuelle était entretenue dans les abbayes-mères où la règle de saint Benoît imposait aux moines « qu'à heures fixes ils s'appliquent à la lecture des choses de Dieu ». Le prieuré, dépendance de Marmoutier, devait posséder seulement une cinquantaine de livres.
Cette salle devait servir tout simplement d'appartements. Entre 1986 et 1990, elle fut restaurée afin de lui restituer un toit et un plancher. Elle est éclairée par deux grandes fenêtres en arc brisé et deux fenêtres Renaissance. L'escalier visible sur le mur Est conduisait dans d'autres appartements situés dans un bâtiment disparu.
L'Eglise St Hippolyte
L'église prieurale puis paroissiale fut sans nul doute le bâtiment le plus ancien.
Ample, elle comprenait une nef unique non voûtée, un transept saillant ,des croisillons s'ouvraient au nord et au sud des chapelles profondes, et un choeur de trois travées terminé par un chevet plat.
Etaient de même époque les parties basses du transept ainsi que, côté sud, les vestiges d'une fenêtre en plein cintre bouchée.
Du milieu du XIIIème siècle jusqu'au début du XIVème, les moines entreprirent l'agrandissement. On éleva le vaste choeur apparenté à certains de basse-Normandie. Le mur sud orné de jolies piscines auxquelles répondaient les armoires murales du mur nord, disposition identique retrouvée dans les chapelles ouvertes sur le transept.
Dans le choeur et les chapelles, on voit encore les restes du carrelage en terre cuite vernissée, d'importants fragments de vitraux du XIIIème, une vierge à l'enfant en marbre du XIVème siècle et des terres cuites du XVIIIème siècle.
Le logis
Construit au XVIème siècle par les deux prieurs commendataires Jacques et Jean de Courthardy, le logis est flanqué d'une tourelle avec un escalier à vis desservant les caves, les anciens appartements des prieurs et des hôtes et les cuisines.
Certaines des salles du logis prieural ont conservé leur cheminée des XVème et XVIIème siècles.
Les dépendances

Les dépendances du prieuré sont du XVIIème ou du XVIIIème siècle, elles comportent un fournil avec son four à pain, un débarras et une bergerie. Un texte, antérieur à la Révolution, indique que la bergerie était une écurie. Ce terme désigne à l'époque, un bâtiment qui pouvait servir aux chevaux comme aux bovins et aux ovins.
Le palais de justice
Selon la tradition orale, les moines rendaient la justice seigneuriale que leur avaient abandonnée les seigneurs de la paroisse. Ce bâtiment servait-il vraiment à la justice des moines? Rien ne le prouve encore aujourd'hui. De plus, dès le XIIIème siècle, les justices seigneuriales sont vidées de leur contenu par le pouvoir royal.
En revanche, dès avant la Révolution, ce bâtiment qui avait perdu ses voûtes, servait de grange dîmeresse. A l'étage, des appartements étaient chauffés par une cheminée monumentale.
Composé de 2 fenêtres à meneaux sur le pignon nord et d'une fenêtre en arc sur la façade ouest, le palais de justice a fait l'objet de nombreuses restaurations notamment par la réalisation d'une nouvelle voûte lambrissée.
Les bâtiments disparus
Cette façade, avec ses vestiges d'arcs brisés, d'une grande cheminée et de la porte Renaissance, témoigne de l'existence de bâtiments disparus et des périodes successives de construction.
Les arcs brisés marquent l'entrée du réfectoire voûté. Les moines, selon la règle de St Benoît, imposaient « un complet silence à table et qu'on n'entende ni chuchotement, ni parole, mais seulement la voix du lecteur ». A l'étage, une grande cheminée chauffait quatre appartements.
Le cloître
Ce fut un lieu essentiel dans la vie des moines. Disposé au coeur de l'ensemble des bâtiments, c'était en silence que chacun y pratiquait lectures profanes et sacrées.
Disparu à une époque indéterminée, il fut édifié au XIIIème siècle avec des arcades en pierre de taille de style gothique, des vitraux et un appentis.
Remanié au XVIème siècle dans un style Renaissance, il présente une porte italianisante, surmontée d'une corniche à oves, qui conduisait au réfectoire. Ses pilastres sont décorés de médaillons. Près de la porte, subsistent les arcatures d'anciens lavabos qui servaient aux ablutions des moines.
Le bâtiment central
Datant du XIIIème siècle, cette salle voûtée sur croisée d'ogives est divisée par quatre colonnes centrales en deux nefs de cinq travées chacune.
La vocation du lieu n'est pas déterminée. Au milieu du XVIIIème siècle, elle semble avoir eu une fonction de cuisine séparée d'un office par une cloison de colombage.
En 1965, ce bâtiment complètement ruiné, n'avait plus ni toit, ni voûtes, toutes effondrées sous le poids du chanvre stocké là.
Des travaux de restauration considérables lui redonnent entre 1986 et 1990, son aspect originel avec de nouvelles voûtes gothiques reconstituées à l'identique, de belles fenêtres en arc brisé ainsi que des fenêtres à meneaux.
Un des prieurs commendataires repose dans cette salle. Lors du chantier de fouilles archéologiques de 1992, des sépultures médiévales furent également mises au jour.
Cette salle accueille deux fois/an des expositions temporaires d'arts visuels.
Le Verger

Au XVIIIème siècle, le jardin des religieux et un petit parc se situaient dans l'actuel verger qui a été planté il y a une quinzaine d'années.
En 2010, l'association des croqueurs de Pommes Maine-Perche a recensé majoritairement 4 variétés de pommiers à cidre :
Bedan - gros et petit Fréquin - Locart jaune et vert et une variété de pommiers à couteau : Rossa



